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sven biscop

On ferait mieux en effet de ne pas exagérer. Non pas parce que l’on va subitement mettre l’armée dans les rues de nos cités. Mais bien parce que, si l’on pousse le bouchon trop loin, l’armée ne pourra bientôt plus faire grand-chose d’autre. Persister sur la voie des économies telles que prévues, c’est  faire une croix non seulement sur le renouvellement des avions de combat pour la composante air mais aussi sur le remplacement des navires de guerre pour la marine ainsi que sur l’acquisition de véhicules pour la composante terre.Transis, deux chasseurs ardennais sont de faction à l’entrée du quartier général de l’OTAN à Evere. Pourtant, on aurait pu imaginer que l’OTAN  n’avait pas attendu  pour assurer quelque peu sa sécurité. Mais ce sont les décideurs politiques, ceux-là mêmes  qui entendent imposer des coupes claires dans le budget de la Défense, qui , depuis les attentats de Paris et l’action anti-terroriste de Verviers, réclament le déploiement massif de militaires dans nos rues. Les économies à la Défense, on oublie alors ?

Autant dire que, dans ce cas, il ne restera plus que l’infanterie, au sens strict du terme : un soldat, une paire de bottines et un fusil. Si c’est cela que nous voulons, autant le dire franchement et appeler les choses par leur nom. Ressortons l’ancienne terminologie. Ce ne serait plus une armée mais une gendarmerie.

La France a recours à l’armée depuis des années pour assurer la sécurité à l’intérieur de ses frontières  mais cela n’a pas permis d’empêcher l’attentat à la rédaction de Charlie Hebdo. La Belgique ne le faisait pas et pourtant, on a pu neutraliser les terroristes à Verviers avant qu’ils exécutent leurs plans. Le lien de causalité entre notre sécurité et la présence de militaires dans la rue doit à tout le moins être nuancé.

Après 9/11, les Etats-Unis ont déployé un arsenal sécuritaire gigantesque,  souvent taillé sur le modèle militaire, et conférant aux militaires des compétences considérables. L’UE a sciemment opté pour une tout autre voie en renforçant la collaboration entre la justice, la police et les services de renseignements de ses états membres. Contrairement aux Américains, nous nous faisions fort d’assurer notre sécurité sans devoir déployer l’armée dans notre propre pays. Parce que nous pensions que c’était contraire à ce qu’est l’Europe : une société libre, égalitaire et tolérante. Avons-nous déjà oublié ?

La raison pour laquelle il ne faut malgré tout pas abuser des économies à la Défense, c’est qu’il ne s’agit pas d’une menace spécifiquement belge à laquelle la Belgique seule peut apporter une réponse,  comme il appert du plan en douze points du gouvernement pour combattre le terrorisme. Il s’agit effectivement d’un problème international qui touche à la fois l’UE et les USA et qui (à tout le moins)  ne peut être dissocié de la guerre en Syrie et en Irak. Si elle veut être une partie de la solution, la Belgique doit pouvoir contribuer à l’action internationale – et partant déployer l’armée à l’étranger plutôt que dans nos propres cités. Et c’est précisément ce que l’on ne pourra pas  faire si l’on persiste sur la voie des économies telles que préconisées.

Tant que le soi-disant état islamique (EI) contrôle des parties de territoire en Syrie et en Irak et peut-être même en Lybie, la guerre continuera à faire rage au Moyen-Orient. Et cette guerre continuera d’attirer des jeunes issus de notre pays et d’ailleurs en Europe. Seuls les moyens militaires ne suffiront évidemment pas à ramener la paix au Moyen-Orient. Mais, sans ces moyens, la paix ne reviendra pas non plus. Lorsque l’Irak sera tombé entièrement aux mains de l’EI, il sera trop tard pour imaginer des solutions politiques. L’action militaire ne relève même pas en premier lieu de notre responsabilité mais bien de celle des états qui se trouvent dans la région et dont les intérêts sont nettement plus en jeu que les nôtres. Mais le fait est que l’absence de volonté combinée à un manque de savoir-faire rend l’appui militaire occidental indispensable.

Nos ‘combattants en Syrie’ sont déjà là – pouvons-nous dans ce cas refuser de fournir cette aide militaire ? Encore heureux que la Belgique puisse apporter sa contribution en déployant ses avions de combat parce que l’envoi de troupes au sol en Irak ne suscite pas un enthousiasme débridé.

Mais il y va aussi de l’opération Atalanta, l’action de l’UE contre la piraterie. Le port d’Anvers revêt une importance cruciale pour notre économie et partant la sécurité des routes maritimes vers Anvers est également vitale. Ici aussi, la Belgique apporte sa pierre à l’édifice – encore heureux donc que nous soyons en mesure de déployer des navires de guerre. Lors d’une autre opération UE au Mali, la Belgique a pris sur elle de protéger les instructeurs chargés de former l’armée malienne de manière à ce qu’en finalité, les Maliens soient capables d’assurer eux-mêmes leur sécurité sans aide extérieure. Dans ce pays donc, notre composante terre assure la protection des collègues des autres pays européens. Sans armes ni véhicules, ce n’est pas possible.

Nos décideurs politiques sont fiers aujourd’hui – à juste titre – des services de police et de renseignements belges suite à leur intervention à Verviers et ailleurs. Un peu de fierté à l’égard de leur et de notre armée, ce ne serait pas non plus inconvenant.

« Si la Belgique veut être une partie de la solution, il faut pouvoir déployer notre armée à l’étranger plutôt qu’ici. Et c’est précisément ce que l’on ne pourra pas faire si l’on persiste à faire des économies ».

Source : De Morgen 22/01/15 http://www.demorgen.be/opinie/nog-even-en-het-belgisch-leger-is-een-gendarmerie-a2189993/

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